Un protocole d’entente a été signé lundi 2 février à Kinshasa entre l’Agence pour la promotion et le développement du projet Inga 3 (ADEPI) et l’Agence française de développement (AFD), en vue d’appuyer le développement du potentiel énergétique du site d’Inga.
Cet accord, explique l’ADEPI, marque une étape importante dans le partenariat bilatéral entre les deux pays, avec pour objectif de soutenir la mise en œuvre du projet Inga 3, l’un des plus ambitieux projets hydroélectriques du continent. Le protocole s’inscrit dans une logique de développement durable et de partage de la valeur, tout en préparant les conditions d’une meilleure appropriation du projet par les populations locales.
Les parties entendent notamment renforcer les dispositifs d’accompagnement en amont, afin que l’énergie produite contribue effectivement à la transformation économique et sociale du pays. Les autorités congolaises ont rappelé, à cet égard, la volonté du chef de l’État de faire des populations les premières bénéficiaires des grands projets structurants.
Du côté français, le projet Inga 3 est présenté comme un levier majeur d’amélioration de l’accès à une électricité fiable et de qualité en RDC. Paris souligne l’importance de mettre en place des mécanismes garantissant un impact concret sur les conditions de vie des populations, en étroite coordination avec les autorités congolaises.
Situé dans la province du Kongo Central, à l’ouest de la RDC, le projet Inga 3 prévoit la construction d’une centrale hydroélectrique d’une capacité estimée à 11 000 MW, pour un coût global évalué à environ 14 milliards USD. Pilier de la stratégie énergétique nationale, le projet vise à réduire le déficit d’électricité du pays, tout en positionnant la RDC comme un futur exportateur régional d’énergie. Son démarrage est envisagé entre 2028 et 2032, sous réserve de la mobilisation des financements et de l’achèvement des phases préparatoires.
Célestin KAZADI