En marge du Sommet mondial des gouvernements (World Governments Summit), tenu à Dubaï, le ministre du commerce extérieur Julien Paluku a conféré, mercredi 4 février avec Sultan Ahmed Bin Sulayem, président-directeur général du groupe DP World sur l’avancement du projet du port en eau profonde de Banana, premier du genre en République démocratique du Congo.
Julien Paluku a expliqué que la première phase des travaux progresse conformément au calendrier arrêté. La livraison du premier quai, long de 300 mètres sur les 600 mètres prévus à terme, est attendue d’ici décembre 2026. Cette étape marque une avancée majeure dans la concrétisation de ce projet structurant pour le commerce extérieur du pays.
Conçu comme un hub logistique régional, le port de Banana devrait contribuer à une réduction significative des coûts logistiques, notamment en limitant la dépendance aux ports étrangers pour les opérations d’import-export. À terme, cette infrastructure est appelée à améliorer la compétitivité des produits « Made in RDC » sur les marchés internationaux, tout en entraînant une baisse des coûts des biens importés.
Pour les opérateurs économiques congolais, l’entrée en service du port ouvre de nouvelles perspectives. Les autorités et les partenaires du projet appellent les acteurs privés à anticiper l’augmentation attendue des flux commerciaux et à investir dans le développement d’un écosystème logistique connexe, incluant les entrepôts, le transport routier et les services portuaires.
Au-delà de son impact sur les échanges commerciaux, le projet du port de Banana est également présenté comme un levier de création d’emplois. Des dizaines de milliers de postes directs et indirects sont annoncés à mesure de l’avancement des travaux, en cohérence avec l’engagement du président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur de la création d’emplois durables.
Avec l’appui de partenaires internationaux, le port de Banana s’impose progressivement comme l’un des projets d’infrastructures stratégiques majeurs de la RDC.