Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a sollicité l’appui du gouvernement pour accompagner la mise en œuvre du projet de centrale hydroélectrique de Kinsuka, évalué à environ 2,8 milliards USD.
Lors de la 77ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 6 février, le ministre a présenté une note d’information articulée autour de deux principaux volets. Le premier porte sur le projet Kinsuka, développé par la joint-venture Kinsuka Power, réunissant Great Lake Energy (GLE), la société de l’entrepreneur Yves Kabongo, et le groupe Forest à travers sa filiale Congo Energy.
Selon les informations communiquées par la ministre de la Culture, Yolande Élebe Motingiya, qui faisait office de porte-parole du gouvernement, le projet a franchi l’ensemble des étapes administratives requises en vue de la production d’électricité. Sa production annuelle moyenne est estimée à 7 450 gigawattheures, pour un délai de réalisation projeté à cinq ans.
Présenté comme un projet structurant, Kinsuka vise à réduire durablement le déficit énergétique de la ville de Kinshasa, en améliorant la disponibilité et la stabilité de l’électricité pour les ménages, les services publics et les activités économiques. Il devrait également contribuer au renforcement de la sécurité énergétique nationale, en augmentant les capacités de production à partir d’une source renouvelable et compétitive.
Le projet est par ailleurs aligné sur les objectifs du Compact Énergie RDC, en tant que levier susceptible d’accélérer l’atteinte des cibles nationales d’accès à l’électricité et de soutenir la croissance économique. Dans ce contexte, l’appui du gouvernement a été sollicité afin de faciliter les étapes conduisant au lancement effectif des travaux.
Le second volet de la note concerne l’élaboration d’une carte superposant les sites énergétiques et miniers du pays. Désormais disponible, cet outil propose une analyse spatiale intégrée destinée à appuyer le développement industriel et énergétique de la République démocratique du Congo. Il devrait servir de cadre de dialogue avec les partenaires multilatéraux, les bailleurs de fonds et les investisseurs, notamment dans le secteur minier.
La superposition des données énergétiques et minières présente un intérêt stratégique pour les développeurs de projets, en particulier les producteurs indépendants d’électricité (IPP). À cet effet, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a encouragé le renforcement des synergies entre son ministère et celui des Mines, afin de promouvoir cet outil auprès des partenaires et investisseurs et de faciliter la matérialisation de projets conjoints dans les deux secteurs.
Selon Aimé Molendo Sakombi, cette coordination permettra également une meilleure capitalisation des partenariats stratégiques existants et une mise en œuvre plus efficace des projets structurants inscrits dans le cadre du Compact Énergie national. Le Conseil des ministres a pris acte de cette note d’information.
Par ailleurs, les membres du gouvernement ont approuvé le relevé des décisions issues de la 76ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 30 janvier 2026.
Prince OKENDE