La Mutuelle de Santé des Enseignants (MESP) a procédé, mercredi 11 février à Kananga, au lancement officiel de la prise en charge médicale des enseignants de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) du Kasaï Central. La cérémonie a été présidée par le vice-gouverneur de province Job Kuyindama, en présence des enseignants et de plusieurs invités.
Le coordonnateur provincial de la MESP à Kananga, Joseph Bope, a expliqué, dans son keynote, que cette étape marque « le début d’un processus progressif et maîtrisé ».
Après quinze années d’existence, la mutuelle franchit ainsi « une étape décisive » de sa mission qui vise à garantir aux enseignants un accès « effectif, organisé et digne » aux soins de santé. Dans une première phase, la couverture concerne exclusivement les enseignants de l’EPSP.
« Cette étape fondatrice vise à poser des bases solides, viables et crédibles. Les phases suivantes permettront, selon le plan de déploiement établi par la MESP, l’extension progressive de la couverture aux personnes à charge, avant d’atteindre l’ensemble des territoires de la province du Kasaï Central. Ce jour représente un véritable soulagement pour l’enseignant de l’EPSP, longtemps confronté à une vulnérabilité sanitaire persistante. Désormais, l’enseignant peut exercer sa mission avec plus de sérénité, sachant que sa santé est prise en compte, protégée et priorisée », a-t-il déclaré.
Le coordonnateur provincial de la mutuelle a réaffirmé par ailleurs son engagement à gérer le dispositif « avec responsabilité, transparence, équité et rigueur ». Il a annoncé travailler en étroite collaboration avec les autorités provinciales, les syndicats d’enseignants et les structures sanitaires partenaires afin de garantir des soins « accessibles et de qualité ».
Joseph Bope a également rappelé aux établissements de santé partenaires l’obligation de respecter strictement les conventions signées.
« Nous attendons de chaque structure partenaire le strict respect des engagements contractuels signés avec la MESP. La MESP tient à être très claire : toute structure sanitaire qui irait à l’encontre de ses engagements s’exposera à la résiliation pure et simple de son contrat, conformément aux dispositions prévues. La santé de l’enseignant n’est pas négociable. Elle doit être protégée, respectée et priorisée en toutes circonstances », a laissé entendre Joseph Bope.
De son côté, le vice-gouverneur Job Kuyindama a martelé sur le rôle central de l’enseignant dans la société. « La santé de l’enseignant n’est pas une faveur, mais un droit légitime. Un enseignant en bonne santé, c’est une école stable, un enseignement de qualité et une société plus forte », a-t-il déclaré.
De plus, il a appelé les structures sanitaires à faire preuve d’éthique et de professionnalisme. « Toute négligence, tout traitement discriminatoire ou tout manquement aux standards de soins ne sera pas toléré. »
De son côté, le porte-parole de l’intersyndicale des enseignants a salué l’initiative et encouragé les bénéficiaires à s’identifier massivement afin de faciliter la mise en œuvre du programme. Elle a également promis de rester vigilante quant au fonctionnement des structures sanitaires impliquées.
À travers la MESP, la vision présidentielle de la couverture de la santé universelle se matérialise concrètement en faveur des enseignants de l’EPSP, une catégorie stratégique pour le développement de notre nation. La MESP devient ainsi un partenaire crédible de l’État dans la mise en œuvre effective de cette politique sociale ambitieuse.
DosEco