La société CrossBoundary Energy (CBE) prévoit de générer 922 emplois en République démocratique du Congo grâce à un projet de production et de commercialisation d’électricité adossé à une centrale solaire photovoltaïque de 233,8 mégawatt-crête (MWc), selon des informations communiquées par l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) mercredi 11 février 2026.
Le 9 janvier 2026, le régulateur congolais a délivré à CrossBoundary Energy deux avis favorables portant respectivement sur la production d’électricité et sur la commercialisation de l’énergie issue de cette future infrastructure. La remise officielle des documents a été effectuée par Me Marco Kuyu, Directeur Général Adjoint de l’ARE, représentant la Directrice Générale, Dr Sandrine Mubenga Ngalula, à Mme Camélia Ganga, conseillère juridique de CrossBoundary Energy.
Implantée dans le territoire de Mutshatsha, dans la province du Lualaba, la centrale solaire s’appuiera sur l’installation de plus de 400 000 panneaux photovoltaïques, faisant de cette infrastructure l’une des plus importantes centrales solaires de la région.
Un impact notable sur l’emploi local
Au-delà de ses enjeux énergétiques, le projet se distingue par son impact socio-économique. Selon les données présentées, 900 emplois seront créés durant la phase de construction, principalement dans les métiers liés au génie civil, à l’ingénierie, à l’installation et à la logistique. À ces postes temporaires s’ajouteront 22 emplois permanents pendant la phase d’exploitation, portant le total à 922 opportunités d’emploi.
Ces créations d’emplois devraient contribuer à dynamiser l’économie locale et à diversifier les opportunités professionnelles dans une province fortement marquée par l’activité minière. Sur le plan environnemental, CrossBoundary Energy estime que la centrale permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 78 750 tonnes de CO₂ par an.
Le projet vise notamment à soutenir la transition énergétique du secteur minier, en limitant la dépendance aux groupes électrogènes fonctionnant aux combustibles fossiles. Mme Camélia Ganga a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat avec la compagnie minière KAMOA COPPER. « Nous travaillons sur le projet KAMOA et nous sommes venus aujourd’hui à l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité pour recevoir les avis y relatifs », a-t-elle indiqué.
Elle a également salué la qualité de l’accompagnement institutionnel : « Nous sommes très satisfaits du professionnalisme de l’ARE et de la rigueur du processus. Cet accompagnement a été déterminant pour l’avancement du projet. »
Renforcement des échanges réglementaires et financiers
En marge de l’Africa Energy Forum tenu à Cape Town, la Directrice Générale et la Directrice administrative et financière de l’ARE ont tenu une séance de travail avec CrossBoundary Energy afin de consolider les aspects réglementaires et financiers du projet, étape clé pour la poursuite du processus d’octroi des titres requis.
Pour sa part, John Luhembwe, responsable des projets énergétiques au sein du bureau d’études Emiafrica, partenaire technique de CBE, a souligné le rôle de son organisation dans l’accompagnement des projets sur les volets énergétique, environnemental et réglementaire.
Présenté comme le plus grand investissement mondial de CrossBoundary Energy, ce projet devrait alimenter principalement la mine de Kamoa et pourrait constituer un projet de référence pour l’intégration des énergies renouvelables dans l’alimentation des sites miniers en RDC.
Prince OKENDE