Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a signé l’ordonnance n° 26/024 du 20 mars 2026 portant création d’un service public dénommé Fonds de soutien et de développement des Forces armées de la RDC (FSD/FARDC).
Le texte, lu mercredi 25 mars à la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC), fixe l’organisation et le fonctionnement de ce nouvel organe, conformément à l’article 27 de l’ordonnance-loi n° 27/019 du 28 juillet 2022 relative à la programmation militaire 2022-2025.
Le FSD/FARDC est défini comme un service public dépourvu de personnalité juridique, doté d’une autonomie administrative et financière. Il est placé sous l’autorité directe du ministre en charge de la Défense nationale.
Sa mission principale consiste à mobiliser et à centraliser les ressources financières destinées au soutien de l’armée nationale, à travers plusieurs canaux : contributions du pouvoir central, des provinces, des entités territoriales décentralisées, des entreprises publiques et privées, des bailleurs de fonds, ainsi que de toute personne physique ou morale de droit public ou privé.
Le Fonds est également habilité à négocier les quotités prélevées sur les actes générateurs de recettes du pouvoir central ayant un lien avec la défense nationale, à suivre et à mobiliser les ressources affectées à la défense et aux anciens combattants, et à sensibiliser l’ensemble des couches sociales à y contribuer.
Une structure organisationnelle à trois niveaux
L’ordonnance définit trois organes constitutifs : la coordination nationale, les directions centrales et les directions régionales. La coordination nationale, instance dirigeante, comprend un coordonnateur national, un coordonnateur national adjoint, un secrétaire technique et un secrétaire technique adjoint. Le coordonnateur national et son adjoint sont nommés et, le cas échéant, révoqués par le président de la République.
Le coordonnateur national assure la gestion courante du FSD/FARDC, notamment les ressources humaines, les finances, ainsi que les biens meubles et immeubles. Il est tenu de soumettre, en début d’année, au ministre de la Défense des mesures de mobilisation des recettes et de lui remettre un rapport d’activité annuel.
La création du FSD/FARDC est présentée par les autorités comme une réponse à la nécessité de doter les FARDC de ressources financières adéquates afin de renforcer leurs capacités opérationnelles et de garantir l’intégrité du territoire national. Cette décision intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions sécuritaires dans l’est du pays.
Célestin KAZADI