Le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un total de 43,7 millions USD de Pertes et Manques à Gagner (PMAG) enregistrées par les sociétés pétrolières opérant en République démocratique du Congo au cours du premier trimestre 2026. Ces travaux, tenus les 28 et 29 mai 2026 à Kinshasa, ont porté sur les quatre zones de consommation que compte le pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
A en croire une dépêche de la cellule de communication du ministère de l’économie, la répartition géographique des PMAG certifiés révèle un déséquilibre prononcé entre les zones. En effet, la zone Ouest enregistre le montant le plus élevé, avec 35,4 millions USD, soit près de 81 % du total national. Elle est suivie par la zone Sud (3,9 millions USD), la zone Est (3,6 millions USD) et la zone Nord (0,7 million USD).
Ces résultats négatifs sont intervenus principalement au mois de mars 2026, période que le CSPPP attribue directement aux effets du conflit armé opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis d’Amérique, avec des répercussions sensibles sur les marchés pétroliers internationaux.
Le gouvernement mobilise les recettes des stocks de sécurité
Face à l’ampleur des pertes enregistrées depuis mars 2026, le gouvernement a soutenu l’octroi d’avances sur PMAG aux sociétés pétrolières, financées par la mobilisation des recettes issues des stocks de sécurité. L’objectif affiché est de préserver la fluidité de la chaîne d’approvisionnement en produits pétroliers sur l’ensemble du territoire.
Le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP) a par ailleurs rappelé l’engagement du Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, qui a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées à financer les remboursements des PMAG.
Le secteur privé salue la qualité du processus
Les représentants du secteur privé ont pris acte des conclusions de la certification. Le Président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a exprimé la satisfaction du secteur à l’issue des travaux.
« Il n’existe pas de certification parfaite, mais nous saluons le travail accompli ainsi que l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges », a-t-il déclaré.
Ces travaux ont réuni les représentants des sociétés pétrolières Engen, Cobil, Lerexcom, SEP Congo, TotalEnergies, GPDPP, SPSA Cobil, Mulykap, United Petroleum, Congo Pétrole, Kin Gaz et Forage, SOCIR et SOGAZ, ainsi que les délégués de la FEC, de la DGDA, de la Présidence de la République, de la Primature, du ministère des Hydrocarbures, du ministère des Finances et des autres institutions concernées.
DosEco