La République démocratique du Congo a souscrit à trois accords lors de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tenue à Yaoundé au Cameroun.
C’est ce que rapporte une dépêche de la cellule de communication du ministère du Commerce extérieur consultée lundi 30 mars par DosEco.
Le premier accord auquel a souscrit la RDC porte sur les subventions à la pêche. Il vise à interdire aux grandes puissances de mener des activités de pêche illégale dans les eaux internationales, face au risque croissant d’épuisement des ressources halieutiques mondiales.
« La RDC a souscrit à un accord concernant les subventions à la pêche. À l’échelle mondiale, il a été constaté que les ressources halieutiques risquent de s’épuiser en raison de la pêche illicite dans les océans. À terme, cette situation pourrait engendrer des pénuries importantes. Cet accord vise donc à interdire aux grandes puissances de pratiquer des activités de pêche illégales dans les eaux internationales, car ces ressources sont essentielles pour l’ensemble de l’humanité », a déclaré le ministre Julien Paluku.
Commerce électronique : réduire la manipulation et renforcer la traçabilité
La RDC a également souscrit à un accord sur le commerce électronique, dont l’objectif est de réduire l’intervention humaine dans les transactions commerciales afin de limiter les risques de manipulation financière.
« Il est indispensable de promouvoir le commerce électronique, lequel garantit davantage de transparence et de traçabilité », a expliqué le ministre Julien Paluku.
Troisième engagement pris à Yaoundé, l’adhésion de la RDC à l’Accord sur la facilitation des investissements pour le développement. Selon le ministre du Commerce extérieur, cet accord constitue une garantie formelle offerte aux investisseurs étrangers quant à la stabilité du cadre juridique congolais.
« Cela signifie que la RDC a lancé un signal fort à la communauté internationale selon lequel tout investisseur peut désormais venir en RDC avec la garantie d’être protégé, conformément aux dispositions de cet accord. En conséquence, la RDC s’aligne progressivement sur les standards internationaux. Cela implique notamment la modernisation de ses frontières, l’adaptation de son cadre juridique, ainsi que la mise en place de garanties rassurant les partenaires économiques.
Ainsi, les investisseurs ont l’assurance que les règles juridiques en vigueur au moment de leur installation ne seront pas modifiées de manière arbitraire », a indiqué le ministre Paluku.
Dans ce cadre, la RDC s’est engagée à simplifier les procédures administratives, notamment en ramenant le délai de création d’entreprise à 24 ou 48 heures, contre trois mois ou davantage auparavant.
Transformer l’image de la RDC en pays d’opportunités
Le ministre Julien Paluku a par ailleurs indiqué avoir été mandaté par le Président Félix Tshisekedi pour promouvoir l’image renouvelée de la RDC sur la scène internationale, au-delà des perceptions liées aux conflits armés.
« Nous œuvrons aujourd’hui à transformer l’image de la RDC en celle d’un pays d’opportunités et d’attractivité pour les investissements. Il ne s’agit plus de considérer la RDC comme un pays des conflits ou des guerres, mais comme une terre d’avenir où des milliards d’investissements peuvent être mobilisés dans les secteurs minier, agricole, énergétique, touristique et des infrastructures », a-t-il soutenu.
La 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC, qui a réuni 166 nations à Yaoundé, avait notamment pour objectif de réduire les tensions commerciales liées aux pratiques de subventions susceptibles de fausser la concurrence entre États, a rappelé le ministre congolais du Commerce extérieur.