Le Fonds monétaire international (FMI) projette pour la République démocratique du Congo (RDC) une croissance réelle de 5,9 % en 2026, a annoncé la Banque centrale du Congo (BCC), jeudi 23 avril 2026. Selon l’institution d’émission, cette performance serait portée par le secteur minier, notamment le cuivre et le cobalt, ainsi que par des secteurs non extractifs en progression, dont les télécommunications.
Sur la base des analyses du FMI, la BCC indique que le PIB nominal en dollars passerait d’environ 92,83 milliards USD en 2025 à 123,41 milliards USD en 2026, enregistrant ainsi une progression d’environ 32,9 %. La BCC précise toutefois que cet écart ne reflète pas uniquement la croissance réelle.
« L’écart entre ces deux ordres de grandeur montre que l’évolution du PIB exprimé en dollars ne procède pas seulement de la croissance réelle, mais aussi d’effets nominaux et de change », a expliqué la BCC.
Cette clarification intervient dans un contexte où le franc congolais a connu un raffermissement notable entre septembre et octobre 2025, passant de 2 850 CDF à 2 100 CDF pour un dollar américain, dans le sillage de l’application renforcée de la réglementation de change sous la conduite du gouverneur André Wamese.
Un secteur non extractif en émergence
Au-delà de la dynamique minière, le FMI et la BCC relèvent une diversification progressive de l’économie congolaise.
« Au-delà des effets nominaux : une croissance réelle de 5,9 % portée par le secteur minier (cuivre, cobalt) et un secteur non extractif en progression (télécoms, construction, services), est en train de se réaliser », a estimé la BCC.
Cette trajectoire, si elle se confirme, permettrait à la RDC de se hisser au rang de cinquième économie d’Afrique subsaharienne en 2026, devant l’Éthiopie, dont le PIB est également attendu autour de 123 milliards USD.
Ces projections sont formulées dans un contexte géopolitique tendu, la RDC faisant face à des contraintes sécuritaires et budgétaires liées au conflit à l’est du pays, ainsi qu’à des incertitudes entourant l’ampleur et le calendrier des investissements américains attendus dans le cadre de récents accords bilatéraux.


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