Le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présenté, vendredi 24 avril 2026, lors de la 87e réunion du Conseil des ministres, les résultats du troisième Forum économique République démocratique du Congo – République d’Angola, tenu les 1er et 2 avril 2026 à Kinshasa, sous le thème : « Intégration sous-régionale et développement du commerce transfrontalier ».
Ouverts par la Première ministre Judith Suminwa, les travaux ont rassemblé 400 participants et ont permis de dresser un état des lieux sans complaisance de la relation économique bilatérale. Selon Daniel Mukoko Samba, les échanges entre les deux pays restent largement dominés par l’informalité, la fraude persistante ainsi que par des contraintes administratives et financières qui pèsent sur les opérateurs du secteur formel, limitent la captation des recettes publiques et freinent l’exploitation du potentiel économique de la zone frontalière.
Quatre leviers pour transformer le partenariat
Face à ce diagnostic, le Forum a mis en évidence un potentiel de coopération jugé considérable par les participants, articulé autour de quatre axes prioritaires. Le corridor Dilolo-Lobito a d’abord été identifié comme un levier stratégique de désenclavement et d’exportation pour la RDC. La coopération énergétique avec l’Angola, axe qui a dominé les échanges, a été présentée comme susceptible d’atténuer rapidement le déficit énergétique national, s’imposant ainsi comme la piste la plus immédiatement opérationnelle.
L’intégration financière a, par ailleurs, été posée comme une condition essentielle à la formalisation des échanges, tandis que le développement de l’économie bleue a été identifié comme porteur d’opportunités en matière de sécurité alimentaire et de diversification des exportations.
Un nouvel accord commercial en suspens
En marge des travaux, la partie angolaise a transmis un projet de nouvel accord commercial destiné à remplacer celui conclu en 2021. Son examen n’a toutefois pas pu intervenir durant le Forum, en raison des délais contraints et de l’ampleur des nouveaux engagements proposés, qui nécessitent une analyse plus approfondie.
Le vice-Premier ministre a, par ailleurs, soumis au Conseil des ministres les recommandations formulées par les participants en vue d’opérationnaliser la coopération économique bilatérale.
DosEco