La première ministre, Judith Suminwa, a appelé, vendredi 24 octobre 2025, son équipe à continuer de respecter la procédure de la chaîne des dépenses publiques et la nécessité de protéger le pouvoir d’achat des congolais.
Ces instructions émanent du Président de la République, Félix Tshisekedi, dont la priorité demeure la nécessité de se conformer à une série de mesures visant à assurer une stabilité de la monnaie nationale sur le marché de change.
«….Ce résultat traduit la détermination du Gouvernement à maintenir la stabilité macro-économique, soutenue par une politique monétaire crédible et cohérente conduite par la Banque Centrale du Congo », peut-on lire dans le compte rendu de la 64e réunion du conseil des ministres.
Cette amélioration conjoncturelle, selon le Gouvernement congolais, ne pourrait se consolider qu’en faisant preuve de rigueur budgétaire constante. En effet, la RDC mise surtout sur une coordination étroite entre la politique budgétaire et la politique monétaire, estimées comme des éléments essentiels pour parvenir à une fin utile dans cette démarche.
Pour ce faire, la Cheffe du Gouvernement a aussi rappelé à son équipe les engagements de l’arrêté ministériel du 20 décembre 2024, lequel a consacré le manuel révisé à titre transitoire des procédures et du circuit de la dépense publique.
« Ce document permettra au Gouvernement de consolider les gains récents du Franc Congolais, de maîtriser l’inflation et de préserver sa crédibilité auprès du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale et de nos partenaires », a-t-elle précisé.
Et de marteler : « il définit avec précision les étapes de la dépense publique, à savoir : engagement, liquidation, ordonnancement et paiement, fondées sur le Plan d’Engagement Budgétaire et le Plan de Trésorerie ».
Le respect de ces règles ne relève pas d’une formalité administrative, mais plutôt d’une exigence économique.
Guillaume MAVUDILA