Le président de la République, Félix Tshisekedi, a affirmé jeudi 20 novembre à Kinshasa son engagement à soutenir et à porter politiquement le Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, adopté à l’issue de la table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.
Cette rencontre, qui a réuni pendant 3 jours les représentants des jeunes, les institutions étatiques, le secteur privé et les partenaires internationaux, visait à harmoniser les stratégies nationales et à définir des mesures concrètes en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat, conformément à la vision du chef de l’État.
« Je me réjouis qu’au terme de vos travaux, nous disposions désormais d’un Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Ce Pacte, que je m’engage à endosser et à porter politiquement, repose sur plusieurs engagements structurants », a déclaré Félix Tshisekedi. Il a notamment cité l’inscription durable de la question de l’emploi des jeunes au cœur des politiques publiques, la coordination accrue entre institutions, ainsi que des réformes ciblées pour garantir l’efficacité des actions.
Le secteur privé est également appelé à jouer un rôle majeur. Ce rôle consiste à l’ouverture accrue aux jeunes, soutien aux initiatives entrepreneuriales, formation et mentorat. Les partenaires techniques et financiers, pour leur part, sont invités à aligner leurs interventions sur les priorités nationales définies lors des travaux.
Dans son keynote, le chef de l’État a mis en relief le caractère opérationnel du Pacte, tout en rappelant qu’il comporte des mesures précises et immédiates. Parmi elles, la mise en place de quotas obligatoires pour les stages et le premier emploi dans les secteurs public et privé, ainsi que la réforme de l’Inspection générale du travail afin de renforcer la protection des travailleurs et de garantir la dignité au travail.
D’autres actions phares ont été retenues. Il s’agit notamment de l’accélération du Concours national des plans d’affaires simplifiés (CONAPAS), la création dans les ambassades d’un guichet « Diaspora Entreprises », et la restructuration des institutions publiques en charge de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat. Le Pacte prévoit également une loi dédiée au financement de la Feuille de route nationale pour l’emploi des jeunes.
Félix Tshisekedi a assuré qu’il veillerait personnellement à l’application rigoureuse des résolutions issues de la table ronde. « Le Gouvernement, le Parlement, les services publics, nos représentations diplomatiques et l’ensemble des acteurs impliqués seront tenus de s’y conformer », a-t-il affirmé, martelant que ce Pacte devait devenir une réalité concrète et non « un document de plus dans les archives de la République ».

Le président a souligné que la clôture de la table ronde ne marquait pas une fin, mais plutôt « le véritable point de départ » d’un vaste chantier national. « Nous avons désormais une Feuille de route claire, des engagements partagés, et surtout une jeunesse prête à prendre toute sa place », a-t-il déclaré, appelant à muer les résolutions adoptées en emplois, en entreprises et en opportunités réelles.
Il a par ailleurs mis en garde : « La jeunesse ne nous pardonnera pas si cette Table-ronde devait se réduire à un simple exercice de communication. Elle attend des actes. Elle attend des preuves. »
In fine, Félix Tshisekedi a annoncé la mise en place imminente d’un mécanisme national de suivi et d’évaluation du Pacte, associant institutions, organisations de jeunesse, secteur privé et partenaires internationaux. Ce dispositif devra publier régulièrement des rapports publics afin de garantir transparence et redevabilité.
Dostin Eugène LUANGE